Chaque 24 heures sur nos routes, 100 blessés graves. Mobilisons-nous !

 
 
Sécurité routière : Tous responsable !

« Combien de temps allons-nous continuer à croire que réparer les corps peut suffire à réparer les vies ? »

Combien de temps ?

Combien de temps allons-nous continuer ?

Continuer à croire que 100 blessés graves par jour

ce n’est pas si grave que ça ?

Continuer à croire que réparer les corps

peut suffire à réparer les vies ?

Continuer à croire que ceux qui survivent

pourront revivre comme avant ?

Continuer à croire qu’un accident de la route ne dure qu’une seconde

alors qu’il peut durer toute une vie ?

Continuer à croire que derrière chaque corps blessé

il n’y a qu’une seule vie blessée ?

Continuer à croire que les accidents de la route sont une fatalité

alors que c’est à nous d’agir pour les éviter ?

Rendre la route plus sûre ne dépend que de nous. 

Ces mots, en voix off, accompagnent les premières images du film de la Sécurité routière. Cyril, Franck, Alan, Maryse, Aurélien, Marius et Sébastien en sont les acteurs témoins. Tous sont des grands accidentés de la route soignés à Garches dans les Hauts-de-Seine ou à Ploemeur dans le Morbihan. Ces blessés graves ont accepté, avec leurs proches et leurs soignants, d'être filmés dans leur quotidien pour que le message diffusé par la Sécurité routière soit le plus vrai possible, sans artifice ni tricherie. À l'écran, aucun d'entre eux ne parle pour laisser toute la force à l'image mais tous ont également accepté de raconter leur accident, leur histoire, leur vie dans une interview vérité, accessible à tous sur Internet.

Voir le film « Combien de temps... »

Une nouvelle approche statistique des blessés graves de la route 

Une définition européenne du blessé grave vient d'être mise en place. Elle s'appuie sur l'échelle de gravité des blessures utilisée couramment par les professionnels de santé. L'objectif est de compléter l'éclairage apporté par le fichier national des accidents de la route. Celui-ci est renseigné par les forces de l'ordre qui continuent d'enregistrer les blessés hospitalisés dont elles ont connaissance, à plus ou moins 24 heures.

En France, le fichier des hôpitaux ne signale généralement pas si les blessés sont victimes d'accident de la route. Il a donc été demandé à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR) de construire une méthodologie visant à mieux connaître les blessés graves de la route comme le souhaite l'Europe.

Cette étude estime à 35 000 le nombre de blessés graves, par an, dans notre pays. 70 % d'entre eux sont des usagers vulnérables : 15 000 usagers de deux-roues motorisés, 10 000 automobilistes, 5 000 cyclistes et 4 000 piétons.

La majorité de ces personnes a été blessée à vie dans des accidents de la route survenus seuls, c'est-à-dire sans collision avec un tiers. La jeunesse est particulièrement touchée : chaque année, 14 000 personnes blessées dans un accident de la route ont moins de 30 ans.

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